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Groupe Trouillet

Qu’attendre de la télématique de demain ?

Qu’attendre de la télématique de demain ?

À mi-chemin entre télécommunication et informatique, la télématique est au centre de l’attention des ingénieurs du secteur routier dans le Monde. Considérée comme l’avenir du secteur, elle sera, dans un avenir proche, essentielle aux entreprises de transport, aussi bien pour le confort des chauffeurs, leurs conditions de travail, mais également pour permettre un suivi constant et adapté des marchandises et des moyens de transport.

Si la télématique a déjà fait son entrée dans le secteur routier dans les entreprises les plus en avances sur le plan technologique, elle sera amenée à faire partie intégrante de l’ensemble des flottes de poids lourds. Cependant, avant que ce soit le cas, il est essentiel de définir avec précision quelles pourront réellement être les domaines d’application de la télématique, et ce que cette dernière pourra proposer de nouveau pour le secteur du transport routier de marchandises.

Les données récoltées comme éléments prédictifs

La première chose primordiale à comprendre à propos de la télématique concerne le fonctionnement de cette technologie. En effet, par le biais de capteurs et de récepteurs divers, les outils de télématique enregistrent et traitent une énorme quantité d’informations, qui sont numérisées. C’est ce que l’on appelle le “Big-Data” (ou “Mégadonnées” en français). Ces informations sont stockées, analysées, compilées, comparées… afin de mieux comprendre le secteur routier d’un point de vue purement impartial. Il ne s’agit en effet pas de juger les actions des conducteurs, mais de mieux comprendre leur méthode de travail. Par exemple, durant les périodes de confinement liées aux restrictions sanitaires, il a été remarqué que les chauffeurs avaient augmenté leur vitesse moyenne, ce qui a permis de faire des économies de temps et d’argent.

Plus encore, en identifiant les clients ou le type de marchandises transportées, il a été possible de suivre quels secteurs reprenaient leur activité, et à quel rythme. Encore, il est aujourd’hui possible de comparer les chiffres obtenus avant la crise sanitaire avec ceux relevés actuellement pour remarquer que de nombreux domaines ont retrouvé une activité similaire.

Pour résumer, la télématique n’a pas pour seul intérêt de mieux comprendre uniquement le secteur routier, mais tous les secteurs qui font appel à lui pour fonctionner. Santé, sanitaire, grande distribution, vestimentaire… la télématique se montre un élément d’une exactitude et d’une importance incomparable pour mieux comprendre les fonctionnements de notre société, et par extension, mieux prédire les besoins potentiels de chacun des secteurs professionnels liés au traitement de marchandise.

Mieux gérer l’énergie du secteur routier

Second élément rendu possible par la télématique, et non des moindre, l’analyse en temps réel des besoins énergétiques des véhicules équipés. En effet, la télématique ne se contente pas d’un simple capteur physique installé dans le réservoir d’huile pour allumer une diode sur un tableau de bord. Elle rassemble un ensemble d’informations aussi diverses que variées, qui permettent une fois analysées de savoir à quel rythme un véhicule consomme l’énergie avec laquelle il fonctionne. Cela permet également de déceler des pratiques qui pourraient être plus énergivores que d’autres, et ainsi de sensibiliser les chauffeurs afin de leur permettre une conduite plus respectueuse de l’environnement. 

Plus encore, la télématique permet de déceler avec une grande rapidité ainsi qu’une précision incomparable le moindre souci technique sur un véhicule, qui pourrait causer une surconsommation énergétique. L’entretien du véhicule n’est alors plus seulement réactive, mais prédictive.

Enfin, la télématique permet de mieux suivre l’état de charge des batteries des véhicules électriques, et ainsi de privilégier les heures de charge pour qu’elles correspondent aux heures creuses imposées par les fournisseurs d’énergie. Il s’agira également de permettre un suivi des lieux de charge électrique utilisés, ainsi que le temps de recharge effectué, pour à terme pouvoir proposer un maillage optimal des zones de charge dans un pays.

Une ouverture nouvelle au sein du secteur routier

Autre piste envisagée en matière de télématique : l’échange de données entre les routiers et les diverses entreprises du secteur. En effet, à ce jour, aucune communication à proprement parler n’est rendue possible entre deux routiers. Cependant, la télématique permettra un échange d’informations constant et en temps réel entre les divers acteurs du transport. Éviter un embouteillage, opter pour un autre trajet que celui fixé initialement, favoriser une heure de travail plutôt qu’une autre pour éviter les heures de pointe… en somme, permettre aux chauffeurs routier de travailler dans les meilleures conditions possibles, et ainsi économiser du temps, de l’argent et l’énergie.

Une question se pose cependant concernant les informations échangées. Lesquelles doivent l’être, et lesquelles doivent être gardées confidentielles. Également, il est essentiel dans la mesure de communication entre les différents véhicules, que les système utilisés soient compatibles entre eux, et qu’un suivi extérieur soit mis en place pour s’assurer qu’aucun abus ne soit effectué, ou aucun manquement moral ou professionnel.

Une augmentation de la télématique souhaitée, pour l’améliorer

Si la télématique, sur le plan théorique, promet de grandes choses, la situation actuelle restreint cependant ce potentiel. En effet, afin de tirer au mieux profit de ce que l’a télématique a à offrir, il est essentiel que de plus en plus de systèmes intelligents soient installés et utilisés par les divers acteurs du transport de marchandise.

Utilisée à bon escient, la télématique pourrait permettre d’améliorer les systèmes d’intelligence artificielle, d’assistance en temps réel, ou de communication entre travailleurs, et même entre la machine et l’homme. Il sera ainsi possible de perfectionner les outils de télématique pour qu’ils répondent exactement aux besoins des conducteurs.

L’objectif à terme est celui d’un secteur professionnel sans accident évitable, sans prise de risque inutile, et sans qu’aucun professionnel ne s’expose à quelque forme de danger qui aurait pu être anticipé. Ce secteur reposant très majoritairement sur le facteur humain, il est essentiel de permettre à ce dernier de se sentir en sécurité, compris, et bien encadré.